Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Nuit du 2 au 3 septembre, 04h00: Tristesses ambulatoires | 03 septembre 2009

Contes disgracieux,
Epopées maladroites
Luisent en ma mémoire
D'un joli vert bouteille -

Batailles à reprendre,
Mélopées effacées -
Leur rythme heurté sourd
Sans cesse monte à ma gorge

Une strie de nuages bleutée
Barre le front de la lumière
Et la ville, à cette heure-là
N'a plus rien à vous dire.
 

 

Publié par déviante à 14:52:44 dans nyctalope | Commentaires (0) |

Bergères | 26 août 2009

Juste ces yeux un peu mouillés que l'on peut avoir

Au creux d'une rue
               d'une oeuvre
               d'un feu

Le corps qui bat sans prévenir
Une valse lente
Une valse de désir calme

Alors on glisse les pieds nus dans des chaussures
On valse sur place, les pieds qui chantent

Et tout s'échappe
                            comme l'averse qui s'arrête

Publié par déviante à 19:59:20 dans nyctalope | Commentaires (0) |

nuit du 4 au 5 août | 05 août 2006


3h12
De nouveau, les nuits nerveuses dans l'obscurité crue, passées à chercher le froid contre et sur soi. La fenêtre qui claque, éreintée, à chaque soubresaut sursaut de chaleur.
Observer intérieurement la course du sang et se recueillir, avant d'apposer à ses contorsions la station agressive-passive des objets extérieurs, intimes à eux-mêmes.
Contracter, exténuée exsangue, les muscles un à un; goûter ce contraire d'anciennes sensations trop familières.

A travers la fenêtre, les grillons embués vibrent de leur ré mi bémol, et se défont de l'engourdissement pluvieux. Le corps qui repousse et redoute ces odeurs complaisantes insidieuses qui l'assaillent. Le parfum fétiche les noie et les désarticule; rassurant mais diabolique, il décharge ses souvenirs.

Publié par déviante à 15:54:02 dans nyctalope | Commentaires (0) |

nuit du 17 au 18 juin | 18 juin 2006

4h52
Des tigres de papier-chiffon rouge bataillent, légers, sur le corps déformé.
Une sauterelle est tapie, dans la fleur mangée d'une rose trémière.
C'est le calme avant le combat; c'est la contemplation avant la confrontation. Le soleil gronde, de l'autre côté des limbes; et ses salves étouffées parviennent, à travers le velours mité nocturne. Dans l'obscurité cramoisie, l'éther s'envole, des poupées aux yeux crevés chevauchent les mouettes. Les lys vaginaux hocheront bientôt la tête, secouant un nuage.
La fenêtre sale palpite bruyamment, elle demande à être rouverte.

Publié par déviante à 17:09:17 dans nyctalope | Commentaires (2) |

nuit du 11 au 12 mars | 13 mars 2006



2h54

Une coupe de poires
Surplombe l'hémicycle enversé
"Le noir c'est l'espoir"
Dit le penseur aux yeux crevés

Tombe sur nous
L'impur voile du matin
Je te briserai; tu tomberas à genoux
Je te connais; je t'ai façonné de mes propres mains.


Le poète aux tympans déchirés qui ne connaît plus la musique des mots pleure un peu; ce verdict lumineux le laisse à terre. Personne ne le relève. Et il reste, fond doucement sur les dalles, se fond dans le miel de la lumière.


Publié par déviante à 22:12:32 dans nyctalope | Commentaires (0) |

1| 2| >>

Tous les derniers titres