renaquir donne la migraine.
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Pantalon cobalt -
Gueule sévère.
Jeune moustache noire -
Un air de fatigue.
Publié par déviante à 20:02:23 dans despiration | Commentaires (0) | Permaliens
Carrelage jaune -
Nid d'abeilles
Un tranchant de rouge -
Un nom: blanc de bruit
Publié par déviante à 19:53:35 dans despiration | Commentaires (0) | Permaliens
La pâte dans mes yeux qui n'aime pas les couleurs
Je les frotte et je les creuse
Mes mains sont pleines de terre, de boue
Sans cesse; je les porte à mes yeux, je les referme
Je les regarde: mains remplies de terre liquide
Les graviers griffent la surface visqueuse de mes yeux,
La pâte-boue mange les couleurs
Ils ont essayé de fabriquer un arbre, en ramassant des feuilles
Collées soigneusement, brindilles
Terre sèche
Leurs yeux noirs ont brillé
La tête toujours un peu baissée mais pas le regard
Ils ont tous les cheveux mouillés en bandeaux
Qui tombent de chaque côté du visage
Et leur arbre existe, il prend pied, ses jointures s'harmonisent
Le dessin des branches gagne en souplesse
Je ne peux plus bouger
Ils ont fait un arbre aux yeux noirs qui brillent maintenant
Publié par déviante à 13:49:14 dans despiration | Commentaires (0) | Permaliens
Galeries nocturnes, parcourues de vents ouatés
Par une anfractuosité j'ai aperçu
L'odeur de la mer une branche du cerisier
En fleurs mortes trop molles trop sucrées
Et le jaune qui coule comme
Il coulerait de la peinture des pistils
Pétales blancs aux pliures brunes
Innocentes pas vues il fait obscur
Les pas les pas qui grésillent
La main sur le mur et la pudeur
Et puis la lanterne dorée, son reflet dans mon corps.
Publié par déviante à 19:57:49 dans despiration | Commentaires (1) | Permaliens
Le domaine des possibles semble ébréché,
La fusion bienheureuse déliée;
Que nous reste-t-il sans or, sans paix, sans volupté,
Avec une colère vivante sur la peau,
Grande comme une cathédrale,
Sans raison?
Je vais chercher dans la maison de notre amour pas passé
Collectionner les odeurs, les petits morceaux de tissu
Les attentions et les confiances;
Je vais chercher de quoi apprendre
Qui on est quand on est heureux.
Et puis je vais retailler le costume vert espoir
Au sécateur comme le creux d'un lit;
Tisser de nouveau un nid patient, soufflé par les mots
Qui ont crevé ce que l'amour avait noué
Et effacé le temps blanc de la confiance qui s'érige.
Cherchons les indices, nu-pieds dans les bois
Portez haut mes couleurs et mes héros.
Aragon mentait quand j'avais confiance,
Dans toutes ces merveilles visibles pour moi seule.
Je sais qu'elles sont toujours là, mais elles ont peur...
J'aime et on se renouera, Patience sur notre chemin...
Publié par déviante à 21:12:30 dans despiration | Commentaires (0) | Permaliens