• sur un escalier cheminant


    Les acacias tremblent et s'étranglent, sous la paresse
    De leur propre ombre épineuse. Sur le chemin,
    Ils balancent leur image projetée, lente caresse
    Aux cailloux haïs soudés, qui naissent mains dans les mains.

    Un vieux papillon à l'aile tachée de brun
    Volette contre lui-même, dans une ultime ivresse;
    Ses longs battements cycliques claquent et agressent
    Ponctuent le silence plein, jusqu'au lendemain.

    Ce chemin en clair-obscur, aux fleurs arrachées
    Cette voie que l'herbe a peu à peu empanachée
    Cette route semée de minuscules pierres

    Faux paisible, semblant de banal petit passage
    A la nature qui bataille, comme un lent dressage
    Ce chemin aux prismes, c'est du réel la frontière.


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