• Pâline

     

    Les coudes à la fenêtre, le visage dans les mains
    J'observe la métamorphose du présent
    Les jeux d'immobiles, leur nébuleux bruit pesant
    La rondeur du monde et le goût de demain

    Au-dehors, le soir en ultime robe d'étain
    Le couchant étouffé au coeur des immeubles tiédissants
    Les toits muets, au canevas de tuiles s'éternisant
    La sombre blancheur des murs et leur ombre-fusain

    Tout près devant, l'air d'hiver et son âpre olifant
    Chuchotent un fleuve de mots verts aux enfants
    Qui recherchent sa caresse brûlante et cristalline

    Et dans leur visage on peut lire le muet reflet
    Des promesses que la première neige leur a fait
    Tombant douce dans la nuit, évanouie avant que la nuit ne décline.

     


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