renaquir donne la migraine.
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je me sens dans un autre monde. je ne sens non pas en faire partie, mais y avoir été invitée, en tant qu'observateur, pour ensuite le confronter avec mes réalités quotidiennes.Publié par déviante à 21:46:29 dans grenier/cave | Commentaires (1) | Permaliens
je ris comme une possédée. heureusement que je suis seule, enfermée dans la maison. je suis assise au bord de la fenêtre. je ris d'un vrai rire franc, sincère, plein, "chaleureux" presque. même mes yeux rient avec mon corps. je ne regarde même plus ce qui m'entoure. je ris, je suis secouée de spasmes. des larmes même coulent de je ne sais où. rien n'a plus d'importance. je vois sans voir ce qui se passe autour de moi, comme des images sans suite qui défilent, saccadées. je ne discerne pas les objets qui composent ces images. je perçois un tourbillon de bleu nuit, de noir, d'orange, de gris blafard. je ris à grands éclats qui ne s'arrêtent que lorsque je suffoque, cherchant l'air glacé bruyamment. je n'entends plus rien, à part mon propre rire qui trouve son écho quelque part dans mes souvenirs.Publié par déviante à 21:44:03 dans grenier/cave | Commentaires (1) | Permaliens
iphigénie se réveillait la plupart du temps quand son rêve était fini, vers midi le plus souvent. elle ouvrait les yeux, la couette tirée sur le visage, et resassait dans l'obscurité les merveilles de son rêve. l'architecture molle de la couette lui créait une chaude grotte utérine, où il faisait bon se souvenir et s'enrouler sur soi-même. elle restait indifféremment quelques minutes ou une heure sous cette carapace épaisse qui étouffait si bien les sons, parfums et lumières du dehors. elle eût voulu y rester toute la journée mais il fallait affronter encore le regard des objets, et même parfois des personnes, qui tentaient, raisonnantes, de la ramener à la réalité,Publié par déviante à 21:42:05 dans grenier/cave | Commentaires (0) | Permaliens
ruptures; d'autres noeuds se font.Publié par déviante à 20:46:07 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (0) | Permaliens
tout ce que je peux encore vouloir
c'est être un enfant sans morale
ce n'est même plus possible
et je tente d'en donner l'apparence
à tracer des croix mouillées sur les ardoises, au petit matin...
faire une croix sur les pensées qui reviennent
marée vomissante, lourde, renversante
des morceaux d'épaves rouillées en travers de la gorge
l'orbe rouge passé des anciennes douleurs
avec la blessure présente, la cicatrice blanche qui se rouvre
(ce sont les pensées qui laissent les cicatrices les plus profondes
pas de jamais pas de toujours
noyez-vous pensez)
Publié par déviante à 22:32:57 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (2) | Permaliens