renaquir donne la migraine.
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Ich habe mich schon lange verloren
In der glatte blaue Dunkelheit meines Gedankes.
Heute bin ich ungeduldig, ich kann es nicht schaffen, brav zu bleiben:
Zu viele Ängste kämpfen in meine dreihundert sechsunddreissig Herze.
Sie wandern neben mir, weisse, lebende, traurige aber begleitende Angreifer.
Hast du mal gesehen, wie man mit Leidenschaft LEIDEN kann? Ich werde dich es zeigen. Ich kenne jemand, vielleicht.
(traduction telle que je la ferais, donc très imparfaite:
personne n'est innocent
Je me suis depuis longtemps perdue
Dans la lisse obscurité bleue de mes pensées.
Aujourd'hui je ne suis pas sereine, je ne peux pas arriver à rester sage;
Trop de peurs se battent dans mes 336 coeurs.
Elles se promènent à côté de moi, blanches, vivantes, tristes mais accompagnants agresseurs.
As-tu déjà vu comment on peut SOUFFRIR avec passion? Je te montrerai cela. Je connais quelqu'un, peut-être.)
Publié par déviante à 12:54:14 dans paroles de papier | Commentaires (1) | Permaliens
<< tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or >>
C. Baudelaire
10h22 "Des offensives meurtrières..."
Les humains parlent et gesticulent. Il est question d'obus, de gaz, d'attaques, de millions. (Millions de quoi?). Lunaires paysages de mes enfers. Mon cerveau est la plaine de Verdun. Les pousses neuronales ont été tranchées par les offensives meurtrières des irruptions extérieures, des lames
aiguës des connaissances que l'on a essayé de faire entrer dans mon crâne par la voie auditive, en déchirant mes tympans. La tendre myéline verte a bruni au contact de cette brume très grise qui baigne mes pensées, peu à peu imprégnées du monde.
10h30 "...une victoire amère..."
Pendant qu'on se bat en moi, je m'interroge sur la traçabilité de l'être, et sur la transparence de l'individu dans l'industrie humaine. Même si je tente l'héroïque insensibilité, la rumeur de l'extérieur me parvient, elle s'amplifie, reflue et roule.
La course de la plume et le piétinement des soldats, leurs poèmes informes et amputés de fantasmes...Infâmes mêlements des tissus humains usés par l'existence, qui chuintent, crissent et glissent leurs basses douleurs.
Il y a toujours la chair qui bat, fraîche ou non. Je sens son odeur poissonneuse, et j'entends le lent travail du ravitaillement humain.
La guerre est belle, la guerre est belle.
10h38 "...cinq peut-êtres..."
Possibilités d'une existence, entre tous ces parfaits humains qui avancent, poursuivent, courent sans achever...Espoirs impossibles dans cette vie de changements. Celui qui s'arrête est broyé par l'incroyable machine de la course sociétaire. Alignements, exécutions; suites; l' "organisation" et l' "efficacité" laissent à ces humains l'illusion de donner un sens à leur vie, sens qu'ils croient trouver dans l'action.
10h43 "...concessions civiles..."
Liens tressés, dans les froideurs des départs
Doigts aimants patiens qui filent
Eplorés qui invoquent le hasard
Sans voir que tout est facile
Ecritures rapides, trop rapides
Je me fonds dans l'ordre du monde
Mort aux pensées languides!
Je semble faire de leur leitmotiv le mien; je me sonde...
Conclusion d'accords, concession du paraître:
Y parviendrai-je?
10h49 "...correspondances étatiques..."
Toujours l'avancement, le progrès...
Sans contemplation.
Ces gens-là ne s'interrogent pas.
10h51 "...descentes complètes..."
Dans le tourbillon des jeunes rires forcés, on pourrait presque trouver les échos des ivresses inconnues. La triste magie des émotions collectives, qui arrive même à serrer les légères voies lactées qui flottent dans le cerveau des non-humains.
Ces filaments piquetés de scintillements, ce sont leurs coeurs, un peu contractiles encore...
10h56 "...intense choc..."
Arme-toi de ta parole, détruis ce qui tient encore debout.
Glisse les pointes de ton esprit dans les fondations meubles des prisons. Refuse et réfléchis.
Ces flèches impératives qui fondent dans l'air...
Il faudra établir un ordre pour renverser l'ordre.
11h00 "...une sonnerie."
La mort ne tue pas.
11h09 "Suites; nivelle monia..."
La mer du bruit, acide, ronfle sous les arcades blanches de la réalité, comme l'âme des autres sous les jointures blanches de mes mains. la réalité est dissimulée. Ce qui n'est pas invisible est modifié. Il faut encourager la persistance de la mémoire.
11h14 "...optimisme héroïque..."
Ici, on prie des caricatures grimaçantes, on fantasme les exactions, on arriérise le quotidien, et les zouaves dansent de peur sous les crépitements terribles d'une joyeuse flambée guerrière.
Contrastes surréalistes aux frontières peu à peu annihilées par la compréhension de 1915.
Les veilleuses des abandonnés s'allument; l'opposition est prise d'une lassitude frontale. Les pertes s'apaisent; toujours, le temps manque.
11h26 "...explosif 1917..."
Ces mutineries sont des coups de ciseaux dans le dos. Parmi les fausses providences étoilées, les défaites brillent de leurs superbes noirceurs attirantes.
Elan, Âme, Liberté, Rêve, Corps, Refus, Ivresse: les noms de mes souris se suivent en une effarante litanie. Elles reflètent les stériles espoirs que l'on peut avoir d'un élargissement du monde.
11h33 "...journal mutilé..."
On tente de me solliciter...Je me sens partir vers d'autres espaces. Non è possibile. Je ne dois pas me laisser faire, ni transiger. Je n'ai pas le droit de me taire auprès de moi-même.
Le souffle continue; j'archive.
11h38 "...nihil novi sub sole..."
Trou de mémoire; les tranchées de Verdun?
Rangements sonores. Images; crachats fumistes, burlesques,
mais familiers.
12h00 "...sonnerie 2."
Départs...
Publié par déviante à 22:43:27 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (1) | Permaliens
je pars ce soir.
je voudrais savoir ce que c'est que tout cela. toutes ces dentelles noires et ce satin blanc qui bataillent dans ma tête, cousus de fil rouge et piqués d'épingles d'argent.
je voudrais savoir s'il y a des gens qui savent parler, émettre des sons avec leur bouche.
tout est muet et je cherche mes réponses. je plie ma tête jusqu'à me rencontrer moi-même, mais rien ne me calme.
qui est-ce? où est mon image du passé? je suis simple!
dois-je être, à partir de maintenant?
je mords de silences ma main bleue.
puis-je penser? je ne pourrai pas connaître l'avenir.
Publié par déviante à 21:35:32 dans négation aveugle | Commentaires (1) | Permaliens
une voix souffle au loin; je ne veux pas savoir ce qu'elle dit. appuyée sur les coudes de ma résignation dont je voudrais qu'elle ne soit pas justifiée, je chante un peu doucement la complainte des sourires plaqués et des petits aveux.Publié par déviante à 20:59:15 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (0) | Permaliens
morceaux de tristesse rattachées à des espoirs de joies présents
jalousies; rideaux tranchés
et la conscience de l'amitié qu'on peut porter à quelqu'un qui resurgit, malgré l'évanouissement de l'espoir même, rapide comme une aile...
je ne sais pas comment tout cela va se passer. si ce lien va se renouer, ou se recoudre. ou autre chose.
Publié par déviante à 23:36:25 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (0) | Permaliens