renaquir donne la migraine.
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Les oiseaux qui grisent et éclatent, dans le flou du ciel. Comme si l'on avait fait craquer une vitre vers le réel, ils s'enfuient; comme si l'on avait frotté une allumette sous un réverbère. L' indifférence de ces matins où on laisse la vie tourner, las, sincère, soulagé; face aux nausées de larmes inutiles avalées, qui caressent la gorge d'une irritation qui entrave l'air. Chassés les ni-jours ni-nuits indécis entre les feuilles; chassés les pauvres microcosmes moqueurs. La conscience des vanités inégales aiguisée par l'indifférence polie, usée, le calme qui s'excède.Publié par déviante à 09:36:38 dans monades proches | Commentaires (3) | Permaliens
4h52Publié par déviante à 17:09:17 dans nyctalope | Commentaires (2) | Permaliens
Et les visages pleuvent dans la ville, sur les clochers, au fond des ruelles; les visages assaillent les immobiles assommés, confetti follement grimaçants et acharnés. Ils aveuglent ces voyageurs qui regardent le futur passé se dévider, de leurs yeux retournés. La pluie colorée trempe leurs cheveux de sueur églantine; les éléphants processent, balançant leur queue. Des cornacs vêtus de vinyle jaune les montent; ils sont harnachés de cuir blanc, épais et râpé. Les orchidées explosent; une neige de pollen mordoré-vert moire l'air froid.Publié par déviante à 23:09:53 dans monades proches | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par déviante à 22:56:00 dans négation aveugle | Commentaires (0) | Permaliens
Réalité contaminée par les automatismes des rêves
Moiteur des couleurs fades, qui collent aux paupières
Marches rapides; obsession de l'enchaînement des pavés-pierres,
Qui défilent fondus au sol, courent sans trêve.
Publié par déviante à 22:33:01 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (0) | Permaliens