renaquir donne la migraine.
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Les pavés
volent de nouveau, comètes grises, sous le pas-course qui fuit. Le sol
qui ne répond pas, et porte simplement tandis qu'on le frappe. Je lui
ai raconté une histoire entre les coups. Les pavés ont souri. Il faut
s'arrêter quand il n'y a plus de sol.
Des pas comme des questions-coups, vomies à chaque respiration comme
autant de chimères qui auraient pu être merveilleuses, mais qui n'ont
pas fleuri. Encore dans leur enveloppe, peau de grenouille, elles sont
tombées à terre, et sont devenues cailloux anguleux, au visage sérieux.
J'ai couru comme ce jour qui ressemblait à hier.
Vouloir du courage peut coûter soi-même et vider tout. Je suis comme
une maison sans meubles, qui a ouvert ses fenêtres dans l'espoir de s'y
envoler.
Je dois passer au-dessus du temps. Donner enfin une naissance à ces deux personnages qui vivent en moi, les sculpter, les modeler, les regarder vivre pour oublier que je dois vivre maintenant...
Publié par déviante à 20:35:07 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (0) | Permaliens
Enveloppée
Comme dans une main moite, un poing-utérus froid, les fourmis et la sueur dans les os, et les mots qui chacun parlent sans s'arrêter sans s'arrêter et me racontent des histoires toutes différentes, mais toutes effrayantes, des contes réels et désastreux...
Jolie parenthèse, ma foi
Un peu trop jolie...
[Le temps avance constamment, transforme et demande sans cesse des réponses nouvelles à des questions nouvelles.]
Publié par déviante à 15:13:46 dans despiration | Commentaires (2) | Permaliens
Tu sens
La pierre vivante
Publié par déviante à 17:10:24 dans despiration | Commentaires (2) | Permaliens
[La nausée a déserté rêves et éveils
Le papier se tait
Brûle sur lui-même
Et dessine une simple idée calme muette]
Publié par déviante à 17:09:16 dans paroles de papier | Commentaires (0) | Permaliens
Une fois.
Allongés sous le pont, effrayés
On regardait.
Les flaques d'eau noire qui se fondaient un peu
Dans la lumière des réverbères.
Mollement acceptés par le sable bleu épais,
On y creusait quelques semblants d'empreintes
Qui avec hâte prenaient
L'aspect de remous parmi d'autres remous
Doux remous de sable
Griffant les joues
Remous remous
Dans nos jambes ivres
On attendait de prendre conscience
Qu'on était seuls
Et on avait peur
L'air sentait le cigare à la framboise
Publié par déviante à 16:50:34 dans monades proches | Commentaires (3) | Permaliens