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28 février 2006 papier trempé d'écritures automatiques | 28 février 2006


la folie désunit avec une lente violence
elle crispe les esprits
de sa poigne armée d'un long gant noir

la folie répète, abrutit et libère
pour que jamais la raison ne revienne

cris désorganisés, gestes injustes
symboles ressassés
et le clair refuge du coma éveillé...





les vagues blanches gilssent sous la carapace trempée de sommeils. dehors, l'été étouffe; les nuées pendent du ciel.
froissements des airs, silences implacables neigeux
les angoisses despirées s'enroulent
simples;
comme les fausses intrigues d'un mauvais polar.
la fenêtre tend sa bouche bleue, béante de chaleurs tremblantes. l'extérieur vivant se fait miroir sonore.



l'heure tourne, inlassable; la musique aussi. l'existence se déroule, dévore mes actions du fil éphémère qu'elle déploie.
désormais, la musique optimiste ne me réussit pas.  je commence à élucébrer de petites platitudes communes: l'idéalisme sonne à ma  porte.



chairs saccadées
cahier ouvert, ailes de mon coeur

Publié par déviante à 22:34:18 dans paroles de papier | Commentaires (1) |

j'aime pas...la mer | 27 février 2006

elle m'embarrasse,
de ses draperies lourdes
elle gronde en traînant
de sales dentelles pourtant neuves

sa voix salée rejette sur les grèves
moisissures humides, épaves crevées

elle me corrode, me ronge et m'érode
je sombre en sa fausse immensité noire
j'avale la vase, les algues se liguent;

cris cris étouffés; marbre aqueux;

je ne veux plus voir la mer.

Publié par déviante à 22:48:24 dans négation aveugle | Commentaires (1) |

aujourd'hui...le deuxième | 27 février 2006

rien.
le matin, le soleil, qui brûle tout; puis bientôt le gris, les brumes qui descendent et apaisent, ouate aérienne.
peut-être sortir ce soir.

Publié par déviante à 19:54:20 dans le temps qu'il fait et ce que le temps fait | Commentaires (0) |

nuit du 26 au 27 février | 27 février 2006

5h55

je me réveille un instant. saisir la nuit, hors de sa chrysalide, pas encore morte pourtant. les premiers instants de splendeur, beaux car ce sont les derniers sans doute.

un scooter sur la route fend les cristaux d'air, de sa lame aiguë. il passe et repasse. combien de fois, je ne sais pas. mais il ponctue de son sifflement l'air immobile, qui attend le jour. surgit peu à peu de la pénombre sonore le grondement lent et paisible presque du camion-poubelle. il passe; on entend le choc du plastique sur les pavés; puis la route se rendort, la nuit se referme un peu. bientôt le soleil va se lever.

je pense aux faces repues que je croiserai demain.

Publié par déviante à 12:12:30 dans nyctalope | Commentaires (0) |

ils sont attachants parfois. | 26 février 2006

l'autre, l'ami/e, cela arrive...qu'individu se détache de la masse appellée les autres, avec courage, pour tenter de nous parler...

j'avoue que j'avais perdu l'espoir d'une altérité reposante, après plusieurs vrais échanges avortés après quelques années. par reposante, j'entends: qui vit en soi, mais en existant elle-même. une douce confrontation, pleine, franche. le calme qui revient toujours.

l'autre, ou plus précisément son idée même, devient une épaule en soi-même, un bouclier contre la solitude même lorsqu'on est seul. mais il existe aussi en tant que personne réelle. il évolue, comporte des faiblesses. par contre, il entend lorsqu'on parle, plus ou moins bien, mais il ne répugne pas à entendre. il est la fenêtre par laquelle les regards s'échappent. il est le poing qui brise le miroir. il est celui qui nous montre un des chemins pour être humain. on peut le suivre; on peu l'aider à frayer son chemin; on peut construire son chemin à l'aide du sien; on peu décider de creuser une nouvelle voie.

l'ami est l'instrument de vision de soi-même le plus précieux, après le miroir et le couple papier-crayon. il est subjectif, et sa vision est une mise en abyme de celle des autres. (pour moi, la subjectivité de son jugement propre, mon jugement mien à moi sur moi, n'est pas pleinement subjectif.)

mon autre, si elle veut bien, aujourd'hui, c'est baptistine (anonymat oblige, j'ai mis ton prénom intrinsèque ^^)

on prend parfois beaucoup de temps à se rendre vraiment compte de l'identité de son autre. faites gaffe, regardez autour de vous. et si vous l'avez trouvé, sachez ceci: qui veut voyager loin ménage sa monture.

j'écris vraiment de la merde absurde, ce soir. j'aime pas. j'ai pas envie de m'excuser non plus: vous êtes pas obligés de lire.

Publié par déviante à 22:00:56 dans monades proches | Commentaires (1) |

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