• matines

    Si l'ivresse fatiguée des équipées uniques
    Nous montre la vérité nocturne sous un nouveau faux-jour
    Nous transcende-t-elle dans la diurne conscience
    Avec se douce frénésie, digne des guerres celtiques
    Nous transporte-t-elle dans son château de fer,
    Une douloureuse garde au ciel ouvert?

    Si l'odeur de l'eau moisie à la frontière implacable
    Des narines tendues fendues d'avidité affleure
    Doit-on céder à la panique?
    Après la lucide course matinale
    Les veines battent fort, dans leur prison fémorale
    Et la respiration s'embue d'un sombre vin vert.

    Si je pense à cette vodka, servie un petit matin
    Dans la vague poussière lumineuse, vaine et fade
    D'un vieux troquet aux vitres sales
    Ecraserai-je sous le talon de mon moi souvenu
    Ce fin éclat de verre blanc qui me lance des oeillades brillantes à la porte?
    Les buissons bataillent et s'embrassent, observent ces retardataires qui s'enivrent avant le jour, crispés de dérisoires, tandis que la ville dort encore sous ses cendres.


  • Commentaires

    1
    Dimanche 25 Juin 2006 à 15:46
    Toujours
    en prose de mon moi souvenu, j'aime bcp bises
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :