• Juillet, gare de Sarrebourg

    Les minutes s'écroulent. Du dallage délié, aux poussières accordées et aux jointures bues par la chaleur s'envole une main de pierre


    Le millepertuis plonge vers le ciel. Il lui tend ses pores, longuement colorés de soleil. A côté de lui s'émiette avec peine le glacis d'étoupe d'un pissenlit mûr, à la faveur des rares courants d'air


    Tout est prêt à on ne sait quoi.


    Attendre, se déplacer pour mieux attendre. Croire qu'on ne sera jamais partie de tous ceux que l'on voit défiler rapidement sous les yeux immobiles. Leur ballet aveugle, spectacle burlesque; succession d'attentes, glissements déplacements pour tromper l'attente.


    Leurres. Comme ce corps de morte dormante, au visage et aux bras blancs, qui une nuit près de moi happait l'obscurité, possessif, et attirait vers lui la matière du silence, qui blessait mes yeux.


  • Commentaires

    1
    Samedi 18 Août 2007 à 10:55
    Oui,
    tout est prêt à des milliers de choses inconnues et reconnues, qui nous poussent à réfléchir notre nous-même dans le glacis d'une rivière sans fin. Très bel écrit très imagé et donnant des ailes à l'imagination. Amicalement.
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